Perdido Street Station

Publié le par Guillaume

Présentation de l'oeuvre:

Perdido Street Station est une oeuvre fantastique en deux volumes écrite par China Miéville. L'auteur nous y parle d'une grande ville fascinante et très complexe: Nouvelle-Crobuzon. Elle se trouve dans un monde original qui sera décrit succintement, mais le gros de l'action se déroule uniquement dans cette ville.
C'est une gigantesque métropole où se côtoient des races aussi nombreuses que différentes, que ce soient des humains, des Khépri (femmes-insectes), des Cactacés (hommes-cactus) ou encore des hybrides mécaniques, appelés les Recrées.. Bien que ce soit une oeuvre de fantasy, le monde de Perdido Street Station possède de nombreux éléments modernes, citons par exemple le train qui parcourt l'ensemble de la ville, les armes à feux, des machines volantes ou encore la Faculté et la Science. C'est autour de cette dernière que se développe d'ailleurs l'intrigue:
Isaac Dan der Grimnebeulin, hormis avoir un nom à coucher dehors est aussi un éminent scientifique et chercheur, professeur à l'université. Son génie est tel qu'il parait être de l'excentrisme touchant à la folie. Hors un beau jour, un homme oiseau du nom de Yagharek vient le trouver pour lui faire un étrange requête, il a perdu ses ailes et demande au chercheur de lui permettre de voler à nouveau.
Ca tombe bien, Le savant n'a plus un sous, et ce projet va lui permettre de travailler sur de vieilles théories. Mais au cours de ses recherches, il va mettre la main sur quelque chose qui risque de bouleverser tout l'équilibre de la Cité, et peut être du Monde.
Nouvelle Crobuzon est tentaculaire, si vaste et si complexe qu'une petite carte est fournie avec le premier tome. De nombreuses descriptions de ses quartiers et de leurs histoires accompagnent le récit.

Mon avis:

Perdido Street Station est bien entendu un roman, mais c'est aussi (et presque surtout) la présentation d'un monde et d'une Cité étrange, avec sa culture, sa technologie, ses habitants... Le premier tome n'est quasiment là que pour planter le décord, puisque le scénario en lui même n'avance réellement que dans le second livre. Les descriptions que l'on trouve tout au long du récit sont parfois un peu longues et coupent le rythme mais on ne peut que saluer leur précision et leur qualité, puisqu'on arrive vraiment à sentir, à voir ce que l'auteur nous décrit avec minutie.
Les personnages quant à eux sont très bien pensés, chacun ont leur personnalité propre, et surtout leur culture. Rarement ai-je trouvé tant de différences au niveau des protagonistes d'une histoire, tant au niveau de l'apparence que du comportement ou même sur la manière de s'exprimer. Tout celà rend le monde de Miéville parfaitement crédible et réaliste (bien sûr qu'on ne croise pas d'hommes oiseaux dans nos rues, bref vous me comprenez), et c'est une des forces de ce récit.
Le scénario est aussi bien pensé et bien mené, même si parfois un peu confus. Grimnebulin, habitué à son train train, va être entrainé dans des situations que le dépassent et rencontrer des personnages qu'il n'aurait jamais imaginé voir.
De plus, on peut voir dans cette oeuvre des critiques sur notre société, tant sur la pollution de nos villes que sur les problèmes de compréhension inter-culturelle ou encore sur le totalitarisme de certains régimes politiques.
Au final donc, c'est une très bonne expérience, surtout grâce à la richesse de son monde, parfois un peu lourd à lire, et de préférence à finir d'une traite (éviter de laisser trainer en longueur ou de lire autre chose en même temps), mais tout de même très agréable.
A déconseiller cependant à ceux qui n'apprécient pas les textes trop descriptifs.

Couvertures:



Publié dans Fantasy

Commenter cet article