L’élégance du hérisson

Publié le par Guillaume

Présentation de l'oeuvre:

Bon, une fois n'est pas coutume, voilà un livre qui n'est ni de la fantasy, ni de la science fiction ni un autre de ces soit disant sous-genres littéraires.
je vous copie-colle (honte à moi) le quatrième de couverture ici, car je dois avouer que contrairement à d'habitude je le trouve très bien fait, et c'est même la première fois que je me suis dit "bon, celui-là je dois le lire" rien qu'en lisant ce petit résumé.
Voilà donc:

'Je m'appelle Renée,j'ai 54 ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette,j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.'

 'Je m'appelle Paloma,j'ai douze ans,j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça quej'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.'

Ainsi donc, comme vous pouvez le constater, ce livre raconte l'histoire simultanée d'une concierge et d'une petite fille vivant dans une famille riche. Quoi d'original là-dedans me direz-vous ? Et bien ces deux personnages échappent à tous les clichés qu'on pourrait se faire d'eux à première vue.

La petite Paloma est très intelligente, en a conscience, mais elle est adorable. Elle vit dans une famille fortunée qui semble enfermée dans sa bulle, dans sa "haute sphère". Mais elle voit bien à quel point ses parents et sa soeur sont égoistes, hautains, certains de leur supériorité. Ses voisins aussi sont insuportables. Et c'est pour ça qu'elle a peur de grandir, elle est certaine de devenir comme tous ces adultes qu'elle connait.

Renée, la vieille concierge, est un puit de savoir et de référence culturelle. Son mari est mort depuis des années, et elle passe ses journées à lire, regarder des émissions culturelles, écouter de la musique... Tout ce que les concierges, selon ce qui est prétendument "la norme" ne sont pas censé faire. Bien sûr, elle ne le montre pas, et fait tout pour que les habitants de son immeuble continuent de la traiter comme un bibelot. Ce qui donne lieu à des situations assez drôles.
Sa peur à elle, c'est l'amour, depuis qu'elle a perdu son mari. Mais peut être que l'arrivée d'un nouveau locataire pourrait changer les choses...



Mon avis:

Très bien écrit, bourré de références culturelles (dont un bon quart voire plus on dû m'échapper) j'ai été conquis par ce livre, qui au final est trop court (environ 300 pages lues en 2 jours).
Muriel Barbery nous offre ici un texte drôle, émouvant, parfois triste, je ne regrette pas d'être sorti de mes sentiers battus et d'avoir prit cet ouvrage. Cela dit il ne conviendra pas aux amateurs d'action pure, même si le récit est dynamique, il ne fait que raconter la vie au quotidien de deux personnes, si atypiques soient-elles.
Mais c'est raconté de si belle manière qu'on s'y plonge sans soucis.

Couverture:



Publié dans Littérature Classique

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